6 mai 2026

Les arguments en faveur de divulgations financières liées à la nature au Canada


La perte de biodiversité n’est pas seulement un enjeu environnemental, mais aussi une source émergente de risques économiques et financiers. À mesure que les écosystèmes essentiels se dégradent, le capital naturel qui sous-tend la production, les chaînes d’approvisionnement et la stabilité économique à long terme s’appauvrit lui aussi. Au Canada, où l’économie reste très gourmande en ressources et dépendante de la nature, ces risques sont particulièrement marqués. Une analyse récente suggère que le déclin continu de la nature met en péril environ 259 milliards de dollars américains (soit 11 % du PIB du Canada).

Le rapport « The Case for Nature-related Financial Disclosures in Canada » soutient que les divulgations financières liées à la nature peuvent aider les entreprises à mieux comprendre, gérer et communiquer les facteurs de risques et d’opportunités liés à la nature, favorisant ainsi l’efficacité opérationnelle, l’innovation et l’investissement. Des cadres normalisés, tels que les recommandations du Groupe de travail sur les informations financières liées à la nature (TNFD en anglais), visent à fournir des informations plus fiables et comparables aux décideurs. Malgré ces arguments en faveur d’une action, l’adoption des divulgations financières liées à la nature par les entreprises reste limitée.